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 Plantes utiles pour les chevaux
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ALM
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Posté - 26/08/2014 :  10:02:52  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Blutweiderisch







SALICAIRE COMMUNE. Lythrum Salicaria. Lythraceae.




©Meine Naturfoto


La Salicaire est aussi appelée "Herbe aux coliques", ce nom évocateur la désigne comme une plante particulièrement utilisée, en médecine populaire, contre les diarrhées.

Les diarrhées du cheval pouvant revêtir différentes étiologies : anxiété et stress après un changement d'écurie, changement d'alimentation, mise à l'herbage au printemps, stress du transport, verminose, abreuvement abondant et trop froid après un effort, etc..., elles peuvent également être douloureuses ou pas.

Il est donc important de les considérer avec beaucoup d'attention; si les symptômes persistent ou deviennent récurrents, il est prudent de faire appel à un praticien afin d'adapter un traitement judicieux.

PARTIE UTILISÉE :

Sommités fleuries séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS :

Astringente et anti-diarrhéique par effet antisécrétoire.
Antiinflammatoire et antiseptique intestinal.
Antispasmodique : régule le péristaltisme intestinal sans pour autant le stopper.

PROPRIÉTÉS CONJUGUÉES DANS L'INDICATION :

Action anti-diarrhéique :

Elle est due principalement à la présence importante de tanins galliques dont l’œnothéine B et de tanins ellagiques dont Vescalagine et Castalagine.

De par leur hydrosolubilté, ces composés tanniques s'assimilent immédiatement au tractus digestif pour un effet rapide, donc une prompte efficacité.

Actions détoxifiantes et antiinflammatoires :

Les Anthocyanes et Anthocyanosides sont antioxydant, ils permettent de detoxifier le tube digestif (intestin grele et colon) en procédant à une levée du stress oxydatif hépatique.
Les hétérosides flavoniques procurent un effet antiinflammatoire en favorisant la circulation mésentérique, et par là-même l'évacuation de l’œdème inflammatoire veineux, en renforçant les fonctions valvulaire de l'arborescence veineuse.
Les Triterpènes contenus dans les fleurs sont également antiinflammatoires et antioxydants : acide Oléanolique, acide Ursolique.

Action sédative et antispasmodique :

Les Flavonoïdes et glucosides de Flavones : Orientine, Vitexine, confèrent à la plante des propriétés sédatives, un effet antispasmodique et tranquillisant.


DOSES USUELLES :

30 à 40 grammes de fleurs séchées et pulvérisées par jour.


COMPOSANTS ESSENTIELS DANS L'INDICATION :

Tanins galliques dont l’œnothéine B (Ellagitanin macrocyclique).

Glucosides d’Ellagitanins :

Vescalagine, Castalagine, Pedunculagine, Salicarinine.
Anthocyanosides, Anthocyanidols.

Glucosides de flavones :

Orientine, Isoorientine, Vitexine, Isovitexine, Polyphénols.

Triterpènes :

Acide Oléanolique, acide Ursolique.

Silice.

©2014

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ALM
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Posté - 12/01/2015 :  14:27:29  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant





Asie.



HYDROCOTYLE D'ASIE. Centella Asiatica. Apiaceae.







Plante réservée à l'usage externe.



Originaire du Sud-Est asiatique, l'Hydrocotyle Asiatique est une plante qui peuple les sols marécageux. On la trouve aussi en Australie et en Afrique du Sud.

Très employée en Inde, l'Hydrocotyle Asiatique, appelée aussi "Gotu Kala", est une plante aux nombreuses indications : troubles nerveux ou digestifs, rhumatismes, circulation sanguine, problèmes de peau.

En Europe, elle fait désormais partie des plantes médicinales majeures, mais reste encore et surtout réservée à une utilisation externe à visée antiprurigineuse et cicatrisante.


PARTIE UTILISÉE :


Parties aériennes (feuilles, tiges).


PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :


Active le processus de cicatrisation cutanée.

Antiprurigineux puissant et immédiat, l'Hydrocotyle peut se révéler très utile lors des démangeaisons intenses dues à la dermite estivale récidivante équine (DERE) et empêcher le grattage tout en activant le processus de cicatrisation épidermique.


INDICATIONS USUELLES :


Affections cutanées prurigineuses (Démangeaisons), dermites d'origine allergique.


MODE DE PRÉPARATION :


Infuser 30 grammes de plante sèche pour 1 litre d'eau pendant 7 minutes, laisser refroidir et garder au frais à l'abri de la lumière.

Peut se conserver deux mois au maximum.


MODE D'ACTION :


Le principal mode d'action de cette plante semble axé sur les différentes phases du développement du tissu conjonctif qui font partie du processus de cicatrisation.

Augmente également la kératinisation, le processus de construction de cellules épithéliales dans les zones d'infection tels que les plaies, les ulcères, les lésions de grattage.

Grâce aux Asiaticosides qu'elle contient elle stimule la synthèse des Lipides et des Protéines nécessaires à une peau saine.

Enfin elle renforce l'intégrité veineuse par la restauration des tissus conjonctifs entourant les veines et la diminution de la fragilité capillaire.

Stimule le système Réticulo-Endothélial, où de nouvelles cellules sanguines sont formées et les anciennes détruites.

Active les réponses immunitaires à l'inflammation.


PRINCIPES ACTIFS :


Des échantillons des plantes indiennes recueillies dans différents endroits ont montré la présence de :

Glycosides :

Indocentelloside, Brahmoside, Brahminoside, Asiaticoside, Thankuniside et Isothankuniside.

Acides Triterpéniques :

Indocentoïque, Brahmanique, Asiatique, Thankunique et Isothankunique, Isobrahmique et Bétulinique.

Protéines :

Bacoside A et B, Myo-Inositol.

Autres composants :

Oligosaccharide, Centellose, Kaempférol, L-Quercétine, L-Stigmastérol.



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ALM
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Posté - 25/02/2015 :  14:45:38  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant






CAROUBE. Ceratonia Siliqua. Fabaceae.




Franz Eugen Köhler atlas dok.




Inflorescences femelles





Gousses torréfiées





Gousses en végétation




Gousses mures




Le Caroubier est originaire de la vallée de l'Euphrate (aujourd'hui la Syrie); il est très répandu dans toutes les régions méditerranéennes, en Afrique ainsi qu'au Mexique et aux Philippines où il a été introduit par les Espagnols.

Le papyrus Ebers, traité médical écrit 1500 ans avant notre ère sous le règne d'Amenhotep Ier, cite l'usage de la Caroube dans les affections diarrhéiques.

Dans le livre XIII de son œuvre "De Naturalis Historiae", le naturaliste Romain Pline l'Ancien (23-79) décrit avec précision la Caroube sous le nom de "Ceronia Siliqua".



Dénuée de caféine, la gousse de Caroube est très nutritive pour les chevaux sans être excitante.

Si la Caroube est donnée en farine, il est prudent de la choisir tamisée car les cosses grossièrement concassées et trop dures ont tendance à provoquer des lampas chez le cheval en s'insinuant entre le collet dentaire et la gencive.

Il est à noter que la farine peut provoquer des obstructions œsophagiennes si elle est mal mélangée à la ration ou ingérée trop rapidement.


PARTIE UTILISÉE :

Gousse entières torréfiées et pulvérisée.


PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Anti-diarrhéique, gastro-protecteur, laxatif léger, nutritif énergétique.


INDICATIONS USUELLES :

Chevaux amaigris, Convalescence, Diarrhées, Gastralgies.

Faisant l'objet de diverses étiologies, un amaigrissement subit ou chronique doit faire l'objet d'un examen médical.


DOSE USUELLE :

La dose est fonction de sa destination thérapeutique :

200 à 250 grammes par jour en moyenne.


PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Amidon, Latex, Cellulose, Eau, Fibres, Mucilage, Protéine, Saponine, Sucre 45 % (Fructose, Glucose), Tannin, Tocophérol, Pectine.

Oligo-éléments : Calcium, Phosphore, Magnésium, Silicium, Fer.

Acides organiques : Acide Benzoïque, Acide Méthanoïque, Acide Palmitique, Acide Stéarique, Acide Tannique.

Acides aminés : Alanine, Arginine, Aspartate, Glutamate, Glycine,Histidine, Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Proline, Sérine, Thréonine,Tyrosine, Valine.



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ALM
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Posté - 17/05/2015 :  16:04:39  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Echte Ringelblume









SOUCI OFFICINAL. Calendula Officinalis. Asteraceae.




Cliché Köhler medizinal pflanzen



Cliché healthplantsshop.com




Cette plante est surtout connue en phytothérapie sous son nom latin "Calendula", cette appellation provient également du latin "Calenda", elle est due au fait que cette plante fleurit dès les premiers jours des cycles lunaires, nommés anciennement "Calendes Lunaires".

L'appellation "Souci" est issu du latin "Solsequium", signifiant littéralement "[Qui] suit le soleil" car, à l'instar des Pissenlits, Pâquerettes et autres Astéracées, ses fleurs s'épanouissent à l'aurore et se ferment au crépuscule (phototropisme).

Le Souci est originaire des Carpates d'où les Thraces du Sud le diffusèrent en Grèce, en Anatolie et dans les Sud-Est méditerranéen; les Thraces du Nord l'ont acclimaté dans le Nord Européen au fil du temps.

Cette plante était déjà utilisée en Égypte depuis la Haute Antiquité; dans le temple d'Isis, situé dans l’île égyptienne de Philæ, datant du IVe siècle avant notre ère, des archéologues anglais ont découvert des papyrus décrivant une formule destinée aux soins de la peau.

Cette formule, contenant une quantité importante de fleurs de Soucis, a été reconstituée et fabriquée sous l'appellation "Eau de Philæ"; elle est encore aujourd'hui utilisée dans les soins cutanés.

Dans son œuvre "De Naturalis Historiæ", le naturaliste Pline l'Ancien nomme cette plante "Khahtha" et la préconise dans les soins de la peau.

Hildegarde de Bingen, dans son œuvre "Liber subtilitates divinum creaturæ" datant du XIIème siècle utilisait le Souci dans les affections du cuir chevelu et contre les démangeaisons dues aux piqûres d’insectes.

Au XIIIème siècle, Albrecht von Bollstädt alias "Albert le Grand", préconise également le souci contre les démangeaisons occasionnées par les piqures d'insectes, dans son livre "De Vegetabilibus".

Au XVIème siècle en Italie, dans son œuvre botanique "Commentarii in libros sex Pedacii Dioscoridis", le médecin Mattioli de Trente préconisait le collyre de fleurs de Souci dans les affections inflammatoires oculaires.

Au XIXème siècle, l'abbé Zebastian Kneipp, dans sa méthode naturelle "Das große Kneippbuch", recommande le Souci en dermatologie.

Le Souci est très utilisé de nos jours en dermatologie sous son appellation latine de "Calendula Officinal".



*******



PARTIE UTILISÉE :

Pétales de fleurs récoltées en pleine éclosion en Juin/Juillet.

• Le capitule du Souci Officinal (fleur entière) étant dix fois plus concentré en composants actifs dans les fleurons ligulés de la périphérie (pétales) que dans les fleurons tubulés du centre ("cœur"), on doit toujours utiliser uniquement les pétales pour un maximum d'efficacité.

PRÉPARATIONS GALÉNIQUES :

Macérat aqueux, digesté aqueux ou macérat hydroalcoolique de pétales.

En cas d'usage d'une préparation hydroalcoolique, la teneur en alcool ne doit pas être supérieure à 15°.

A conserver au réfrigérateur.

Réservé à l'usage externe.

APPLICATION :

Appliquer deux fois par jour sur les lésions.

INDICATIONS USUELLES :

Par l'action de ses nombreux composants agissants en synergie, le Souci Officinal opère diverses actions qui lui confèrent des qualités majeures dans les affections cutanées aiguës ou chroniques.

Plaies superficielles, retard de cicatrisation, brûlures superficielles chez les sujets photosensibles, lésions inflammatoire dues aux végétaux urticants ou aux insectes, lésions prurigineuses diverses, contusions.

Apaise le prurit de grattage dans les dermatites saisonnières dues aux piqures de moustiques et autres insectes piqueurs.

MODE D'ACTION :

La propriété essentielle du Souci Officinal réside dans son action antiinflammatoire, non agressive et efficace.

MOLÉCULES ACTIVES ESSENTIELLES DANS L'INFLAMMATION :

Le Faradiol libre, ses esters triterpène-diol Faradiol-3-myristate, Faradiol-3-palmitate, Faradiol-3-laurate et #936;(psi)-taraxasterol-3, les saponosides triterpéniques Hélianol, Héliantriol, #945;-Amyrine et #946;-Amyrine, Arnidiol, Ursadiol, Calenduladiol sont anti-inflammatoires et antiœdémateux.

Ils agissent par suppression de l'inflammation et de l'infiltration lymphocytaire; leur qualité lipophile leur permettant de mieux pénétrer la barrière cutanée, ils sont d'autant plus efficaces qu'ils agissent en profondeur.

Cette association moléculaire possède, en unité de base identique, le même effet que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) Indométhacine et Ibuprofène.

#9658; Le processus, simplifié, aboutissant à la réaction inflammatoire en cascade est le suivant :

La réaction inflammatoire, déclenchée dans le but de lutter contre une agression extérieure, débute par l'action de deux principales enzymes : la Cyclo-Oxygénase (COX-2) et la Lipo-Oxygénase (LOX-5).

L'acide Arachidonique, acide gras polyinsaturé (#969;-6) libéré lors de l'induction d'une enzyme, la phospholipase A2 (PLA2) agit sur les acides gras de la membrane cellulaire pour, entre autre, activer la cicatrisation, atténuer les réactions allergiques et améliorer la réponse immunitaire.

Lors d'une inflammation, l'acide Arachidonique sert alors de substrat :

• Soit à la Cyclo-Oxygénase inductible (COX2), ce qui produit des Prostaglandines.

• Soit à la 5-Lipo-Oxygénase (LOX-5), ce qui produit des Leucotriènes.

Les Prostaglandines et les Leucotriènes sont deux groupes de médiateurs lipidiques responsables de l’augmentation de la perméabilité vasculaire, de la vasodilatation, de la formation d’œdème, du prurit local, et de l'hyperthermie locale qui sont les caractéristiques de l'inflammation.

Les phénomènes inflammatoires ainsi observés sont donc : rougeur locale, œdème, prurit et sensation de brulure locale.

Pour résumer, l'activité anti-inflammatoire du Souci Officinal s'opère par l'inhibition de la cyclo-oxygénase (COX-2) et la lipo-oxygénase (LOX-5) qui sont les deux principales enzymes responsables en amont de la réaction inflammatoire.

#9658; A ces composants viennent s'ajouter d'autres molécules très intéressantes à plusieurs titres :

La Quercétine, un flavonoïde pigmentaire responsable de la couleur orangée du Souci Officinal, opère également une action antiinflammatoire renforcée par une action antioxydante et antihistaminique.

Les mucilages. L'infiltration inflammatoire épidermique formant une plaque rouge plus ou moins infiltrée, rendant la peau épaissie par perte de souplesse, est aussi source de démangeaisons; les mucilages émollients contenus dans les pétales permettent la réhydratation de l'épiderme desséché par le grattage, le stress oxydatif et l'action des insectes piqueurs.

Les Sesquiterpènes, Cadinène, Cadinol et alpha-Cadinol possèdent également des vertus antiprurigineuses et antiinfectieuses.

Les Caroténoïdes #945;, #946;, #2794;, #948; et #949; contribuent à la restauration de l'épiderme, à la repousse du poil et à la protection des téguments cutanés des effets des U.V.

INDICATIONS USUELLES :

Par l'action de ses nombreux composants agissants en synergie, le Souci Officinal opère diverses actions qui lui confèrent des qualités majeures dans les affections cutanées aiguës ou chroniques.

Plaies superficielles, retard de cicatrisation, brûlures superficielles chez les sujets photosensibles, lésions inflammatoire dues aux végétaux urticants ou aux insectes, lésions prurigineuses diverses, contusions.

Apaise le prurit de grattage dans les dermatites saisonnières dues aux piqures de moustiques et autres insectes piqueurs.

COMPOSANTS PRINCIPAUX :

Acide Caféïque, acide Vanillique, acide Coumarique, acide Gentisique, acide Salicylique, acide Laurique, acide Myristique, acide Palmitique, Auroxanthine, Alpha-ionones, Béta-amyrine, Béta-ionones, Cadinol, Caroténoïdes, Dihydroactinidiolide, Esculétine, Faradiol libre et esters triterpeniques, Flavoxanthine, Helianol, Isorhamnétol, Isorhamnétine, Loliolide, Lupéol, Lutéines, Luteoxanthine, Lycopènes, Mucilages, Ombelliferone, Phytostérols, Quercétine, Quercétol, Rubixanthines, Scopolétine, Taraxastérol.


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ALM
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Posté - 08/06/2015 :  11:55:57  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Kleines Habichtskraüt









PILOSELLE ÉPERVIÈRE. Hieracium Pilosella. Asteraceæ.




Cliché French Hill Pond Field Plants


Cliché Udo Schmidt.de


Les plantes à fleurs jaune étant très nombreuses tant en Familles qu'en Variétés et certaines étant toxiques, il est conseillé de s'assurer de leur identité exacte avant de les utiliser en toute sécurité.



La Piloselle Épervière doit son nom au latin "Pilosus" évoquant la pilosité remarquable de ses feuilles; le qualificatif "Épervière" vient du latin "Hieracium" signifiant épervier : la sagesse populaire pensait que ces rapaces se servaient du suc de ces plantes pour soigner leurs yeux couverts d'une taie affaiblissant l'acuité légendaire de leur vue perçante.

Cette plante est probablement connue et utilisée en Europe depuis l'antiquité Gauloise et Germanique.

Au Moyen-Age (XIIe siècle), dans son ouvrage "de Physica", l'abbesse Bénédictine, médecin et botaniste Hildegarde von Bingen (1098-1179), évoquait les vertus antihémorragique de la Piloselle dans le traitement des blessures et la préconisait pour ses vertus diurétiques.

Dans son ouvrage "Causæ et Curæ", elle désigne également cette plante comme "souveraine" dans le traitement des affections oculaires dues à l'opacification de la cornée; cette indication n'est pas sans rappeler l'automédication instinctive des Éperviers ... !

A la toute fin du moyen age (XIVème siècle), le médecin et chirurgien Guy de Chauliac l'utilise dans l'hydropisie, ancienne appellation de l’œdème, pour ses vertus diurétiques.

Le docteur François-Joseph Cazin, médecin et chirurgien fondateur de l’École Française de Phytothérapie, précise dans son "Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes" édité en 1858, le rôle diurétique de cette plante.

Après de nombreux témoignages recueillis lors de ses visites auprès de personnes en région rurale, le médecin Henri Leclerc désigne la Piloselle comme ayant le pouvoir de faciliter l'ensemble des fonctions d'élimination de l'organisme, dans son "Précis de Phytothérapie" édité en 1922.


PARTIES UTILISÉES :

Fleurs, feuilles, tiges, séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Le Lutéol, l'Inuline, l'Acide Caféique et le Potassium présents dans la Piloselle lui conférent une activité diurétique très douce et durable tout en n’altérant pas le rapport équilibré Sodium/Potassium (Na:K), indispensable à la contractilité musculaire cardiaque.

L'Ombellifèrone, composant coumarinique, opère une action cholérétique (augmente la sécrétion biliaire) tout en respectant la circulation de la bile dans le canal cholédoque : le cheval étant naturellement dépourvu de vésicule biliaire et de canal cystique, la bile s'écoule quasiment en permanence et ne doit être perturbée par une cholérèse trop importante.

Il est important de préciser que les multiples composants des plantes agissent en synergie, ils ne peuvent produire les effets thérapeutiques qui leur sont propres que dans l'association harmonieuse que procure la plante en son entier.

INDICATION MAJEURE :

Aide à la régulation des fonctions excrétrices hépatiques et rénales.

Conseillée dans les suites d'affections organiques après un traitement médical, chevaux sédentaires ayant tendance à l'obésité, pléthore post-hivernale.

La Piloselle est également conseillée lors de stases œdèmateuses des membres.

Il est évident que, dans des cas préoccupants, l'avis d'un praticien est essentiel.

DOSE USUELLE :

De 20 à 30 grammes de poudre de plante par jour dans la ration, en une ou deux fois.

Par cures de 10 jours, au printemps et à l'automne.

PRINCIPES ACTIFS :

Flavonoïdes, Lutéol, acides Phénols, Inuline, acide Caféique, Coumarine, Ombelliferone.

Acide Chlorogènique, Terpènes.

Mucilages, Tanins.

Potassium, Manganèse.



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http://equuscaballusherbula.forumactif.org/

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ALM
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Posté - 07/07/2015 :  13:56:55  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant







ALOÈS. Aloe Vera Barbadensis Millerii. Aloeaceæ.




Gel actif contenu dans l’Aloès.



Cliché Miansari66.Ind
Jeune plant.


Cliché MidgleyDJ.Aus
Inflorescences sur la hampe.



(CC) Cathy P. Athens. Greece.
Différents constituants de la feuille.





L'Aloès est une plante courante dans le bassin méditerranéen et autres contrées chaudes et sèches, des Papyrus anciens mentionnent son usage en médecine traditionnelle à l'époque des Sumériens (environ 3000 ans avant notre ère).

Pline l'Ancien, Hippocrate, Dioscoride, Celsius ont décrit les nombreuses vertus de cette plante qui servait aussi aux Égyptiens dans les embaumements et la Pharmacie.

L'Aloès, présent dans la "Thériaque de Venise" et l'"Élixir de Longue" Vie est connu et utilisé en Europe depuis le Bas Moyen Age où il a été rapporté d'Orient par les Croisés.

Cette plante est désormais connue dans le monde entier sous l'appellation de "Plante aux mille vertus".

Ses indications sont très vastes en médecine humaine, c'est une des plantes les plus étudiées du fait de ses très nombreux composants dont certains sont considérés comme majeurs dans le traitement de certaines tumeurs.

Concernant la médecine vétérinaire et les chevaux en particulier, l'Aloès connait un grand engouement en dermatologie, en traumatologie et dans le traitement des plaies simples et atones.

PARTIE UTILISÉE :

Seul le gel est utilisé en usage externe.

Le latex jouxtant l'écorce est un puissant laxatif à potentiel toxique, son usage en interne est formellement déconseillé.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES POUR L'USAGE EXTERNE :

Antiprurigineux, analgésique léger, apaise les brulures.

INDICATIONS :

Démangeaisons et lésions de grattage, brulures et érodations de la peau dues au contact de plantes urticantes.
Le gel pur d’Aloès ne doit en aucun cas être utilisé sur des lésions ulcéreuses, qu'elles soient cutanées ou gastriques, sans avis préalable d'un praticien.

Pour ce type d'affections, des produits antiulcèreux peuvent contenir du gel pur au sein d'une formule à plusieurs composants et élaborée par des laboratoires agréés; ces produits sont sans latex et garantis d’innocuité.

COMPOSANTS DE LA PLANTE ENTIÈRE :

Lignines, Saponines, Anthraquinones, Aloïne, Barbaloïne (Glycoside Barbaloïque), Iso-Barbaloïne, Anthranol, Anthracène, Acide Aloétique, Acide Cinnamique, Acide Cinnamique, Acide Chrysophanique, Aloe-Ulcine, Resestanole, Nucléotidase, Aloeleucine, Aloemicine, Aloetine, Aloesine, Acide Salicylique, Aloe-Mannane, Ace-Mannane.

Vitamine A (Carotène ou Rétinol), Vitamine B1 (Thiamine), Vitamine B2 (Riboflavine), Vitamine B3 (Niacine), Vitamine B6 (Pyridoxine), Vitamine B2, Vitamine B9 (Acide Folique) Vitamine B12 (Cyanocobalamine), Vitamine C (Acide Ascorbique), Vitamine E (Tocophérol), Choline.

Calcium, Phosphore, Potassium, Fer, Sodium, Chlore, Manganèse, Magnésium, Cuivre, Chrome, Zinc.

Cellulose, Glucose, Galactose, Mannose, Aldonentose, Acide Uronique, Lipase, Aliinase, L-Rhamnose.

Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Théonine, Valine, Acide Aspartique, Acide Glutamique, Alanine, Arginine, Cystine, Glycine, Histidine, Hydroxy-Proline, Proline, Sérine, Tyrosine.

Amylase, Bradykinase, Catalase, Cellulase, Créatine, Phosphokinase, Lipase, Phosphatases Acides et Alcalines, Protéolytiase (Protéase).




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ALM
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Posté - 08/08/2015 :  10:44:56  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Bockshornklee








FENUGREC GRAINES. Trigonella Fœnum Græcum. Fabaceæ.





Cliché ernest.orgfree


Cliché Encylopædia Britannica
Aspect caractéristique de la graine de Fenugrec.



PARTIE UTILISÉE :

Graine sèche et pulvérisée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

La graine de Fenugrec est employée depuis l'Antiquité dans la Péninsule Arabique et en Afrique du Nord, son usage s'est répandu en Europe depuis les Croisades.

C'est un excellent remède pour redonner la forme aux chevaux fatigués et amaigris, tant les jeunes que les chevaux âgés.

Stimulant du métabolisme général.

Orexigène (donne de l’appétit).

Favorise la prise de poids.

Combat l’Anémie.

Hypoglycémiant, Hypolipidémiant, Régule le taux d’insuline.

INDICATIONS USUELLES :

Perte de poids et de forme après maladie, verminose, travail intensif etc...

Il est évident qu'un amaigrissement suspect doit faire l'objet d'une consultation vétérinaire.

DOSE USUELLE :

De 30 à 40 Grammes par jour de graine pulvérisée (poudre tamisée) selon l'état du cheval.

De par son odeur de Curry, cette poudre est très facilement acceptée dans la majorité des cas.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Trigonelline.
Hydroxyisoleucine.
Phytostérols : Diosgénine, Yamogénine, Tigogenine, Neotigogenine, Smilagenine, Sarsasapogenine, Coumestrol, Trigocoumarine.
Fer, Cuivre, Phosphore, Calcium.
Bêta-carotène.
Vitamine : A, B3, C, E.
Mucilages, protéines, lipides.
Huile Essentielle : Hydroxydimethyloxolane.



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Boise
Raide dingue

Morocco
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Posté - 11/08/2015 :  00:16:55  Profil Envoyer Boise un message privé  Répondre en citant
Je vois, pour la 1 ère X, que l'on parle de lampas et je me demande : je vis au Maroc où le caroubier est très présent. Ne serait-il pas mélangé aux fèves que je donne à mon cheval pour rééquilibrer la proportion calcium/ phosphore mise à mal par une ( trop ?) grande ingestion de luzerne ...
Merci ALM pour ce qui pourrait être un éclairage à propos du lampas fréquent d' Azzaro ! Tout conseil sera le bienvenu :)
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ALM
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Posté - 11/08/2015 :  12:00:16  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
quote:
posté par Boise

Je vois, pour la 1 ère X, que l'on parle de lampas et je me demande : je vis au Maroc où le caroubier est très présent. Ne serait-il pas mélangé aux fèves que je donne à mon cheval pour rééquilibrer la proportion calcium/ phosphore mise à mal par une ( trop ?) grande ingestion de luzerne ...
Merci ALM pour ce qui pourrait être un éclairage à propos du lampas fréquent d' Azzaro ! Tout conseil sera le bienvenu :)


Ce sont des fèves de Caroube que tu donnes ?

S'il mange de la Luzerne, il se peut aussi que les tiges séchées, parfois coriaces, lui blessent le palais.
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Boise
Raide dingue

Morocco
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Posté - 14/08/2015 :  05:13:46  Profil Envoyer Boise un message privé  Répondre en citant
Non, ce sont des fêves " à chevaux" qu'en plus je ramollis en les faisant tremper ds de l'eau chaude !
Mais, oui, il mange beaucoup de luzerne ( il n'y a pas de vrai foin par ici !) .
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ALM
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Posté - 14/08/2015 :  12:22:46  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant

Si le foin de Luzerne est pourvu de tiges grossières, il peut provoquer des érodations palatines au fil du temps et donner des lampas.

Certains chevaux ont une muqueuse buccale très sensible.

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Posté - 15/08/2015 :  13:25:15  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant







ARTICHAUT Feuilles. Cynara scolymus. Compositæ..





Forest & Kim Starr (CC)



Berowra Backyard Part time permaculture

Seules les feuilles sont utilisées



PARTIE UTILISÉE :

Les feuilles aériennes : larges feuilles très découpées attenantes à la tige qu'on ne doit pas confondre avec les bractées de la fleur dont on mange l'extrémité charnue.

Elles peuvent être servies fraiches ou administrées à l'état séché et pulvérisé.

La feuille pulvérisée sous forme de poudre présentant un aspect cotonneux, il est utile de la servir dans une ration préalablement humectée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

La feuille d'artichaut possède des propriétés :

- Cholérétique (qui augmente la sécrétion et l'élimination de la bile par le foie) et cholagogue (qui facilite l'évacuation de la bile située dans les voies biliaires extra-hépatiques, vers l'intestin), Hépato-protectrice et régénératrice de la cellule hépatique.

- Apéritive et Digestive.

- Diurétique et Dépurative.

- Aide à régulariser le taux de glycémie (sous réserve d'un dépistage précoce et d'un suivi médical strict).

INDICATIONS MAJEURES :

État pléthorique, convalescence, suites d'affections organiques (piroplasmose, fourbure...etc) ou vermineuses.

C'est une plante idéale pour détoxifier l'organisme au printemps et à l'automne.

Convient aux chevaux sédentaires vivant en box et fournissant une activité physique irrégulière.

Taux de Glycémie élevé.

DOSE USUELLE :

300 grammes de feuilles fraiches ou 30 grammes de feuilles séchées et pulvérisées dans la ration du matin.

Faire des cures d'une durée moyenne de 12 jours au printemps et en automne.

N.B : Les feuilles fraiches peuvent entrainer un noircissement passager de la langue.

PRINCIPES ACTIFS :

Acides phénols : esters de l’acide caféique, acide chlorogénique, acide isochlorogénique, cynarine, acide dicaféylquinique.

Acides alcools : acide malique, acide succinique, acide lactique, acide fumarique, acide citrique.

Lactones sesquiterpéniques du groupe des guaianolides.

Flavonoïdes : hétérosides du lutéolol (lutéoline) : lutéoloside et scolymoside, apigénol (apigénine), cynaroside, cosmoside, quercétine, rutine, scopolétine, hespéritine, hespéridoside, esculétine, maritiméïne.



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Posté - 29/08/2015 :  10:42:47  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Brennneßeln






GRANDE ORTIE. Urtica Dioïca. Urticaceæ.

ORTIE BRULANTE. Urtica Urens. Urticaceæ.






Ortie brulante. Usage identique à la Grande Ortie.





Grande Ortie au Printemps.




Grande Ortie avec ses inflorescences.




L'Ortie sur pied n'est, en général, pas mangée volontiers par les chevaux mais certains ne la dédaignent pas lorsqu'elle est coupée et commence à se flétrir.

La saison idéale de récolte pour une efficience optimale des bienfaits de cette plante est le Printemps.

La petite Ortie Brulante possède les mêmes vertus que la grande Ortie mais du fait de ses effets extrêmement urticants elle n'est pas usitée (les piqures sont très douloureuses et peuvent perdurer plusieurs jours sur certains épidermes sensibles).

PARTIES UTILISÉES :

Feuilles séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Favorise la sécrétion pancréatique, biliaire, gastrique et intestinale.

Favorise l'expectoration des glaires pulmonaires.

Apport notoire en vitamines et Oligo-Éléments.

Reminéralisation chez les Arthritiques.

INDICATIONS USUELLES :

Convalescence.

Asthénie (grande fatigue), Déminéralisation.

Stimule les fonctions excrétrices en facilitant le drainage des déchets et des toxines de l’organisme.

Affections articulaires chroniques, Arthrose.

DOSES USUELLES :

Donner 30 à 40 grammes par jour de feuilles séchées et pulvérisées.

PRINCIPES ACTIFS :

Minéraux et Oligo-Eléments : Sodium, Potassium, Calcium, Magnésium, Soufre, Phosphore, Fer, Silice, Cuivre, Zinc, Manganèse, Nickel.

Vitamines : A, B2, B5, C, E, K, Acide Folique, Bêta-Carotène.

Acides Organiques, Protéines, Mucilages, Tanin. Acétylcholine, Histamine, Choline, Acide Formique, Acide Acétique, Chlorophylle , Enzymes Complexes.




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Kalypso du Val de riot
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Posté - 30/08/2015 :  18:11:42  Profil Envoyer Kalypso du Val de riot un message privé  Répondre en citant
Et donc si on donne les feuille de la partie bractée de l'artichaut, çà ne marche pas comme draineur ???

Il faut donc se mettre à planter, des artichauts dans son jardin pour prélever des feuilles, humm pas sûr que çà pousserait ici ==> mince

J'aime bien l'idée de l'artichaut comme draineur, mais je le faisait avec la partie fleur
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Posté - 02/09/2015 :  11:19:08  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Gemeine Wegwarte









CHICORÉE SAUVAGE. Cichorium Intybus. Compositæ Asteraceæ.




Alvesgaspar.p (CC)


Eleassar.il (CC)




PARTIES UTILISÉES :

Tiges, feuilles, racines séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Très proche du pissenlit dont elle partage l'amertume, la Chicorée possède sensiblement les mêmes propriétés.

Elle était déjà connue dans l'Égypte Ancienne et était employée à des fins médicinales.

Cholérétique, Tonique, Apéritive, Eupeptique (Digestive), Dépurative, légèrement Laxative, cette plante est un bon draineur hépatique et un excellent régulateur des fonctions Hépato-Digestives.

INDICATIONS USUELLES :

États Pléthoriques, Embarras Hépatique dus aux médications diverses.

En résumé, cette plante libère l'organisme de toutes les impuretés accumulées.

DOSE USUELLE :

60 Grammes de tige, feuille ou racine séchées et pulvérisées par jour.

PRINCIPES ACTIFS :

Intybine (Principes amers), Acide Cinchonique, Inuline, Tanins, Lactone, Vitamines B, C, PP, K.
Potassium, Fer, Calcium, Cuivre.




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Posté - 10/09/2015 :  16:03:32  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant






AUNÉE. Inula Helenium. Asteraceæ.





Karelj.cz (CC)



Derek Harper.gb (CC)



Les plantes à fleurs jaunes sont très diversifiées et certaines peuvent se révéler très dangereuses, il est donc recommandé de bien les connaitre avant de les récolter et de les administrer.

Si un doute persiste dans la reconnaissance de cette plante, il est conseillé de consulter un Herboriste.



*******


Originaire d'Asie Mineure, l'Aunée s'est répandue au gré tu temps dans les régions méditerranéennes et l'Europe.

Dans la mythologie Grecque, avec la Centaurée, l'Aunée faisait partie des herbes médicinales du centaure Chiron qui, ayant été le maître d'Esculape et le précepteur d'Achille, tenait une place importante dans le symbolisme mythologique de la médecine antique.

Elle était connue et utilisée dès l’Égypte ancienne où elle était mêlée au vin, provenant de la région deltaïque du Fayoum, à des fins tant thérapeutiques que rituelles.

Du fait de son action tonique digestive, les Grecs puis les Romains, aromatisaient leur vin avec cette plante en y ajoutant de nombreux autres épices; ce vin aromatique a fait l'objet d'un intérêt particulier au Moyen-Age sous le nom d'"Hypocras".

Au premier siècle de notre Ère, le naturaliste Pline l'Ancien et le médecin Dioscoride l'utilisaient dans les affections respiratoires et digestives.

Au XIIème siècle, Hildegarde de Bingen, Abbesse et médecin en son abbaye d'Eibingen, utilisait et préconisait l'Aunée dans les affections pulmonaires.

Le médecin Italien Mattioli de Trente l'utilisait, au XVIème siècle, dans les affections gastriques.

Avec la Gentiane, l'Aunée entre dans la composition de nombreux spiritueux et apéritifs amers de type "Vermouth", "Bitter" et "Tonic".

PARTIE UTILISÉE :

Racine séchée et pulvérisée

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Usage interne :

Tonique digestif, Diurétique, Expectorant (fluidifie et dégage les bronches), Cholagogue (facilite l'évacuation de la bile), Cholérétique (augmente la sécrétion biliaire).

Usage externe :

Cicatrisant cutané et antiprurigineux (démangeaisons) en décoction à appliquer sur les lésions cutanées.

INDICATIONS USUELLES :

Manque d'appétit à la suite d'affections diverses, convalescence, stase intestinale (crottins mous).

Encombrements passager des voies aériennes supérieures.

Démangeaisons diverses (en application locale).

DOSE USUELLE :

40 grammes de racine séchée et pulvérisée par jour.

PRINCIPES ACTIFS :

Fructosanes : Inuline (jusqu’à 44 %), Stérols (Sitostérol et Stigmastérol) - Alcools Triterpéniques (Dammaradiénol) - Dérivés Polyacétyléniques - Huile essentielle cristallisée (1-5 %) appelée aussi Camphre d’Aunée ou Hélénine, Lactones Sesquiterpéniques : Alantolactone et Isoalantolactone, et/ou leurs produits de dégradation : Alantol, Acide Alantique, Hydrocarbures Sesquiterpéniques (Béta-Elémène).





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Posté - 13/09/2015 :  15:16:44  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Klettenlabkraut







GAILLET GRATTERON. Gallium Aparine. Rubiaceae.







Cette plante, bien connue pour adhérer aux vêtements et au pelage des animaux, recèle des vertus bien souvent méconnues.

PARTIE UTILISÉE :

Toute la partie aérienne : tige et feuilles.

FORME D'ADMINISTRATION :

Plante fraiche ou séchée et pulvérisée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

- Usage Interne :

Anti Œdémateux.
Diurétique.
Antibiotique Végétal, des recherches ont montré qu’il induit une augmentation de la production des leucocytes (globules blancs), et par conséquent aide à renforcer le Système Immunitaire.
Dépuratif et Laxatif.
Anti Arthritique.

- Usage externe :

Calme des démangeaisons et irritations de la peau.

INDICATIONS USUELLES :

Engorgement des membres.
Lymphangite.
Fourbure.
Rétention Hydrique.
Œdèmes, Molettes.
Douleurs Articulaires.
Asthénie après traitement médicamenteux, Convalescence.

Il est évident que, lors de l'apparition d'une affection aiguë présentant un caractère grave, une visite vétérinaire s'impose.

Prurit et irritations de la peau.

DOSE USUELLE :

- Plante fraîche :

La dose est fonction du besoin instinctif du cheval, il suffit de lui en donner une grosse brassée fraichement cueillie et il mangera ce dont il a besoin en quantités différentes selon les chevaux.

- Plante séchée en poudre :

De 30 à 40 grammes par jour de poudre de plante dans la ration.

PRINCIPES ACTIFS :

Glucosides, Aspéruloside, Oligo-éléments, Manganèse, Acide citrique, Flavonoïdes, Saponine, Tanin, Silice, Iridoïdes, Coumarines.




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cheshirecat
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Posté - 14/09/2015 :  12:51:09  Profil Envoyer cheshirecat un message privé  Répondre en citant
question: où peut on trouver ces différentes plantes séchées dans le commerce?
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Posté - 14/09/2015 :  14:28:08  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
quote:
posté par cheshirecat

question: où peut on trouver ces différentes plantes séchées dans le commerce?



Ces plantes peuvent se trouver dans les herboristeries ou dans certaines pharmacies.

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cheshirecat
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Posté - 14/09/2015 :  14:38:25  Profil Envoyer cheshirecat un message privé  Répondre en citant
Ok merci
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Posté - 15/09/2015 :  14:23:54  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Großblütige Königskerze








BOUILLON BLANC. Verbascum Thapsus. Scrofulariaceæ.







Cette majestueuse plante était déjà connue des médecins grecs, Hippocrate et Dioscoride pour ses vertus béchiques et émollientes, elle entre dans la formule de la tisane pectorale dite "Tisane des Quatre Fleurs", toujours utilisée de nos jours.

Au Moyen-Age, la hampe séchée du Bouillon Blanc, enduite de résine d’Épicéa (poix), servait de torche et de chandelle; elle était aussi utilisée dans les veillées mortuaires, tant pour les "manants" que pour les rois, d’où les noms de "cierge de Notre-Dame" ou "cierge royal" donné parfois à la plante.

PARTIES UTILISÉES :

Feuilles à l'état frais et fleurs séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Anti-inflammatoire léger, émollient, régulateur du transit intestinal, expectorant.

INDICATIONS USUELLES :

Fleurs séchées et pulvérisées : Toux grasses productives, toux sèche irritative, irritations de la muqueuse intestinale après coliques et diarrhées.

Feuilles à l'état frais : en cataplasmes dans les affections cutanées prurigineuses.

DOSE USUELLE :

Trente grammes par jour, en deux fois, de fleurs séchées et pulvérisées dans la ration.

MODE D'ACTION DES COMPOSANTS MAJEURS :

Mucilages : émollient, régulateur du transit intestinal.
Saponosides : muco-régulateur, expectorant.
Verbascine : antitussif.
Harpagosides, aucubosides : antiinflammatoire.

PRINCIPES ACTIFS :

Mucilages, Saponosides Triterpéniques, Caroténoïdes : Crocétine. Flavovonoïdes : Hespéroside, Verbascosides, verbascine, Rutoside, Tanins, Iridoïdes : Aucuboside, Harpagide, Harpagosides.



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Posté - 18/09/2015 :  09:58:38  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Mariendistel








CHARDON MARIE. Silybum Marianum. Asteraceæ.




Cliché Le Bar de GooZ.fr



Cliché Jebulon.fr



Cliché Pere López.sp (CC)




Les graines et les feuilles de cette magnifique plante assurent la protection et la régénération de la cellule hépatique du cheval.

PARTIES UTILISÉES :

Graines (akènes), bien mures, séchées et débarrassées de leurs aigrettes.

Feuilles séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Puissant hépato-protecteur vis-à-vis des toxiques hépatiques, la Silymarine (et ses nombreux composants) contenus dans cette plante agit selon deux mécanismes :

Elle stabilise la membrane cellulaire hépatique en inhibant les systèmes de transport membranaires des hépatocytes, rendant ainsi plus difficile l'absorption des toxiques, inhibe la péroxydation (phénomène de "rancissement") des lipides et augmente la captation des radicaux libres produits par les substances hépatotoxiques dans le but de protéger l'organisme.

Elle stimule l'activité de la polymérase, donc augmente la synthèse des acides nucléiques ribosomaux (éléments intra-cellulaires indispensables à la synthèse des protéines) et le nombre de ribosomes dans les cellules hépatiques (hépatocytes), ce qui accroît la biosynthèse enzymatique et stimule la capacité de régénération hépatique.

INDICATIONS USUELLES :

Suite de traitements médicamenteux anti-infectieux, suite de piroplasmose, après un traitement des surinfestations vermineuses, convalescence, fatigue.

DOSE USUELLE :

20 à 30 grammes de graines pulvérisées.

60 grammes de feuilles séchées et pulvérisées par jour.

PRINCIPES ACTIFS :

Flavonolignanes responsables de l'activité (mélange de dérivés Flavanoniques appelé Silymarine, dont les composants majoritaires sont : La Silybine, La Silydianine, La Silychristine et leurs nombreux dérivés, Flavonoïdes : Quercétol, Taxifoline, Dihydrokaempférol, Apigénine, Naringine, Eriodyctiol, Chrysoériol.

Dérivés phénoliques - Tocophérol et Stérols : Campestérol, Sitostérol, Stigmastérol.



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Posté - 19/09/2015 :  14:27:04  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Flachs









LIN GRAINES. Linum Usitatissimum. Linaceæ.






Cliché Academia Celtica





PARTIES UTILISÉES :

Graine torréfiée, triée et non cariée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Régularise les fonctions intestinales (Mucilages), restaure le système pileux (Oméga 3, Vitamine E), laxatif, émollient (Amollit et détend les tissus), maturatif en cataplasmes.

INDICATIONS USUELLES :

Pour les chevaux aux crottins secs ayant tendance aux "blocages", robe terne, mauvais état général.

Une exploration biologique hépato-rénale doit être effectuée dans les cas graves ou douteux.

DOSE USUELLE USAGE INTERNE :

La graine contient le linamaroside, un hétéroside cytogénétique qui libère du cyanure lorsqu'il est ingéré et être, par voie de conséquence, à l’origine d’intoxications.

Cet hétéroside étant altéré par la chaleur, il est indispensable de torréfier la graine avant de la distribuer ou de l'acheter déjà traitée thermiquement.

La dose usuelle est de 60 grammes par jour en deux fois.

USAGE EXTERNE :

En cataplasmes sur un abcès de pied, la Graine de Lin aide à sa maturation et à son exonération; en ce cas, la graine non torréfiée pourra être utilisée.

PRINCIPES ACTIFS :

Mucilage composé d'Acide Galacturonique, Galactose, Rhamnose et Arabinose.
Huile siccative (35%) contenant des Triglycérides d'Acides Oléique, Linoléique et Linolénique. Hétéroside Cyanogénétique : Linamaroside. Lotaustraline.
Acides Gras Essentiels (Oméga 3), Acide Alpha Linoléïque.
Vitamine E.



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Posté - 20/09/2015 :  10:10:55  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Große Karde







GRANDE CARDÈRE. Dipsacus Fullonum. Dipsacaceæ.





Cliché H.Zell.de (CC). (Geändertes Format)


Cliché H.Zell.de (CC). (Geändertes Format)


Cliché gesund-im-net.de


Cliché Björn Appel (CC).de

Ce réceptacle naturel sert d'abreuvoir aux oiseaux.



Cliché Wheatland Farm.uk

Le Chardonneret se nourrit de ses graines.



Cliché In tricot veritas. Le Roux Sillon.fr

Ancienne cardeuse manuelle.



Cette plante à la silhouette caractéristique parait bien banale et dénuée de toute utilité, sa racine fut pourtant très connue dans la médecine populaire pour ses facultés multiples.

L'eau de rosée nocturne contenue dans ses réceptacles interfoliaires était nommée "Eau de Nuit", elle était utilisée dans les campagnes pour soigner les dartres des vachers.

Jusqu'au début du XXème siècle, la Cardère était cultivée pour le cardage de la laine et du feutre, ses capitules secs et épineux étaient enfilés sur des supports et utilisés par les foulonniers et tisserands.

Cet usage artisanal lui a donné son nom de "Cardère à Foulons", il est maintenant tombé en désuétude.

PARTIE UTILISÉE :

Racine séchée et pulvérisée.

Se récolte en Septembre.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

- Usage interne :

Diurétique : aide à l'activation de l’exonération rénale.

Dépuratif : aide à la détoxification hépatique et à l'évacuation des toxines accumulées.

En Allemagne, le docteur Wolf-Dieter Storl, ethnobotaniste, a découvert les vertus de la teinture de racine de Cardère dans le traitement de la Borréliose de Lyme par voie orale en médecine naturelle humaine.

Cet usage de la plante préconisé par le docteur Storl, faisant l'objet d'études supplémentaires, est mentionné ici à titre d'information et ne peut être considéré comme une thérapie médicalement reconnue de la Borréliose.

- Usage Externe :

Antiprurigineux : calme les démangeaisons dans les lésions cutanées de grattage.

INDICATIONS USUELLES :

- Usage interne :

États de fatigue après traitement médicamenteux, cure dépurative de printemps.

- Usage Externe :

Lésions cutanées prurigineuses.

DOSE USUELLE :

- Usage interne :

50 grammes de poudre de racine par jour, par cure de 15 jours.

- Usage Externe :

En applications locale de macérat aqueux de racines.

PRINCIPES ACTIFS :

Iridoïdes glucosides : loganine, swéroside, cantleyoside

Bis-iridoïdes : sylvestrosides, acide swerosidique, acide sécologanique, loganine.

Flavones : saponarine, saponosides.

Acides phénoliques : acide chlorogénique, acide caféique.

Sels minéraux : calcium, potassium.

Oligo-éléments : fer, cuivre, manganèse, silice.




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Posté - 23/09/2015 :  09:48:21  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Weißdorn.







AUBÉPINE. Cratægus Monogyna. Rosaceæ.





Eugene Zelenko.be (CC)


Sten Porse.da (CC)
Aspect très découpé de la feuille



Au premier siècle de notre ère, Dioscoride évoquait déjà l’Aubépine dans son œuvre "De Materia Medica" et la nommait "Krataios", son nom a ensuite été latinisé pour devenir "Cratægus".

Théophraste, un élève d’Aristote, l’appelait "Kunosbatos"; c’est pourquoi on la trouve sous le nom de "Cynosbatus Theophrastii" dans les livres d’herbes du Moyen Age.

Dans son oeuvre "Causæ et curæ, sive Liber compositæ medicinæ" datant du XIIème siècle, Hildegarde von Bingen préconise l'Aubépine pour son action anti-migraineuse et calmante.

Elle est devenue depuis l’une des plus importantes plantes médicinales de la pharmacopée.

Les fleurs ont des propriétés sédatives, elles ont également des vertus hypotensives en médecine humaine.

PARTIE EMPLOYÉE :

Fleur séchée et pulvérisée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

La synergie induite par ses composants confère à l'Aubépine des propriétés sédatives du système nerveux et cardiaque, notamment les flavonoïdes : Rutine, Quercétol et Vitexine.

INDICATIONS MAJEURES :

Anxiété, angoisse, stress.

DOSE USUELLE :

De 20 à 30 grammes de fleurs séchées et pulvérisées par jour, adapter la dose en fonction de la nervosité et des résultats obtenus.

PRINCIPES ACTIFS :

Flavonoïdes : principalement l'Hyperoside (Galactoside du Quercétol), ainsi que du Rutoside et du Spiréoside; dans les fleurs, le Flavonoïde caractéristique est un dérivé de la Vitexine (sous forme de Rhamnoside).

Leucoanthocyanes (Polymères de Flavanone).

Proanthocyanidols : Epicatéchol et dérivés à noyau Epicatéchol (Dimères, Trimères, Tétramères et Oligomères).

On trouve aussi des Acides Phénol : Caféique et Chlorogénique.

Acides Triterpéniques Pentacycliques, Acides Crataégolique, Ursolique, Oléanolique.

Huile essentielle : Aldéhyde Anisique (odeur agréable de la fleur fraîche).

Purines (Adénine, Guanine). Choline.



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Posté - 25/09/2015 :  09:46:17  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Breitwegerich








LES PLANTAINS

*





PLANTAIN MOYEN. Plantago Media. Plantaginaceæ.


*





GRAND PLANTAIN. Plantago Major. Plantaginaceæ.


*




PLANTAIN LANCÉOLÉ. Plantago Lanceolata. Plantaginaceæ.


*


Ces diverses variétés de Plantain sont utilisées depuis fort longtemps dans la médecine populaire, les similarités de leurs indications et de leurs composants font qu'elles peuvent être indifféremment utilisées pour des résultats identiques.


*


Le Plantain est commun dans toute l’Europe et son usage, très ancien, en phytothérapie humaine et vétérinaire est encore très répandu.

Au premier siècle avant notre ère, le naturaliste Aulus Cornelius Celsius l'utilise comme émollient et cicatrisant de la peau, il le consigne dans ses écrits : "De Remediae".

Pline l'Ancien le rappelle et en assure la radicalité dans son ouvrage "De naturalis Historiae" au premier siècle de notre ère.

Au XI ème siècle, Hildegarde von Bingen conseillait le Plantain pour ses vertus expectorantes et cicatrisantes.

Durant le Xll ème siècle, au sein de l’École de Médecine de Salerne, la femme médecin Trottula di Salerno traite les hémorragies de parturition avec le Plantain, elle en décrit les bienfaits dans son ouvrage sur "Les maladies des femmes, avant, pendant et après l'accouchement" : "Gynaeciorum liber curandarum aegritudinum in ante et post partum"; cette respectable praticienne est une des fondatrices de l'obstétrique de son temps.

Dans son célèbre ouvrage du XVII ème siècle "Le parfaict Mareschal", le médecin hippiatre Jacques de Solleysel, responsable de la santé de la cavalerie des rois Louis XIII et Louis XIV préconisait le Plantain macéré dans le miel pour traiter les contusions de la couronne et de la sole des chevaux.

Plus proche de nous, au XIX ème siècle, l'Abbé Sebastian Kneipp, dans son entreprise de réhabilitation de la "médecine par les simples", conseillait le Plantain dans les soins des blessures cutanées après une longue expérience d'aumonier-soignant durant la guerre de 1870; sa méthode de cures phytothérapiques est encore très connue et éprouvée aujourd'hui.

Cette longue introduction historique pour démontrer l’intérêt thérapeutique accordé au Plantain au fil des siècles par les érudits et praticiens de toutes les époques.


PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Usage interne :

Antitussif dans les toux productives par ses actions mucolytique et expectorantes.

Usage externe :

Antiinflammatoire, antiseptique, vulnéraire, cicatrisant, hémostatique, antiprurigineux.

INDICATIONS USUELLES :

Usage interne :

Toux grasses productives, catarrhe bronchique.

• Ces indications sont censées être appliquées dans des cas d'écoulements non infectieux et en phase débutante, il est important de faire examiner le cheval si ces signes persistent .

Usage externe :

Piqures d'insectes, démangeaisons, plaies des parties basses des membres et de la couronne (très utile en extérieur quand on n'a rien sous la main).

DOSE USUELLE :

Usage interne :

20 à 30 grammes par jour de feuilles séchées et pulvérisées.

Usage externe :

Sur piqures d'insectes et démangeaisons, frotter les feuilles fraiches sur les lésions afin d'effectuer un "grattage thérapeutique" calmant de la zone prurigineuse.

Sur plaies diverses et contusions, appliquer le suc frais après l'avoir extrait des feuilles en les froissant entre les doigts.

Il existe également une méthode ancienne consistant à insaliver les feuilles broyées avant d'en appliquer le "jus", ce procédé a l'avantage d'augmenter les fonctions antiprurigineuses et antiinflammatoires de la plante.

MODE D'ACTION :

Les trois plantains contiennent une grande quantité de Mucilages, qui leur confèrent des propriétés émollientes, expectorantes et antitussives; du Tanin, qui les rend astringents, hémostatiques et cicatrisants; de la Pectine et des Glycosides chromogéniques, de l'Aucubine et du Catalpol, à l'action anti-inflammatoire et antiseptique.

Le Grand plantain contient aussi un alcaloïde, la Noscapine, aux propriétés antispasmodiques et antitussives.

COMPOSANTS ESSENTIELS :

Hétérosides Iridoïdiques :

• Aucuboside, Catalpol, Aspéruloside, Globularine, Ester Méthylique de l'Acide Désacétylaspérulosidique.

Phényléthanoïdes :

• Actéoside, Cistanosides, Lavandulifolioside, Plantamajoside, Isoactéoside.

Mucilages :

• Pectine, Glucosides chromogéniques, Polysaccharides Hydrolysables en Acide Galacturonique, Galactose, Arabinose, Acide Glucuronique, Glucose, Rhamnose, Mannose.

Flavonoïdes :

• Dérivés de l'Apigénine et de la Lutéoline.

Acides Phénoliques :

P-Hydroxybenzoïque, Protocatéchique, Gentisique, Chlorogénique, Néochlorogénique.

Alcaloïde :

• Noscapine en quantité infinitésimale.

Autres Constituants :

• Tanins, Coumarine, Saponosides.




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Posté - 29/09/2015 :  10:56:48  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant








VERGERETTE DU CANADA. Erigeron Canadensis. Asteraceæ.





Plante avant floraison.




Sommités fleuries.



Cette plante, dont la silhouette est bien connue, est un excellent remède utilisé pour soulager les douleurs articulaires.

Son activité anti-inflammatoire est due à la présence de Flavonoïdes et d'Huiles essentielles Terpéniques.

La présence d'acides Tartrique et Gallique lui confère une action anti-diarrhéique.

PARTIE UTILISÉE :

Sommités fleuries séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Diurétique éliminateur de l'Acide Urique, Astringent, Anti-inflammatoire.

INDICATIONS USUELLES :

Pathologies articulaires rhumatismales. Diarrhées.

DOSE USUELLE :

40 à 60 grammes de poudre de sommités fleuries séchées par jour.

PRINCIPES ACTIFS :

Tanins (Acide Tannique), Acide Gallique, Flavonoïdes, Polyène, Polyines, Choline.
Huile Essentielle : Citronellol, Limonène, Menthène, Terpinéol, Sesquiterpènes.



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Posté - 04/10/2015 :  12:00:50  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Gelber Enzian








GRANDE GENTIANE. Gentiana Lutea. Gentianaceæ.





Cliché Tutknow.ru



Confirmés par l'usage et justifiés par la Pharmacologie, les effets apéritifs de la Gentiane sont bien connus tant pour les Humains que pour les animaux herbivores.

PARTIE UTILISÉE :

Racine séchée et pulvérisée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Tonique amer agissant surtout au niveau de l'estomac par stimulation de la motilité et de la sécrétion et par augmentation de l'acidité gastrique, Cholagogue et Cholérétique (Favorise la sécrétion et l'évacuation biliaire ).

INDICATIONS USUELLES :

Augmente l'appétit lors d'une convalescence ou toute autre circonstance.

Il est évident qu'une anorexie persistante doit requérir un examen vétérinaire.

DOSE USUELLE :

15 à 30 grammes par jour dans la ration, commencer par une petite dose afin d'habituer le cheval à l'amertume de la Gentiane.

En général, les chevaux s'accoutument très rapidement à l'amertume car leur alimentation naturelle des prairies comporte notamment des végétaux de saveur amère.

PRINCIPES ACTIFS :

Hétérosides Amers :

Gentianine, Gentiopicroside, Swertiamarine, Amarogentine, Xanthones : Gentisine et Isogentisine.

Pigments jaunes de la plante : Lutéine.

Pectines.

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Posté - 08/10/2015 :  13:52:14  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant








RÉSERVÉ EXCLUSIVEMENT A L'USAGE EXTERNE !



CHÉLIDOINE. Chelidonium Majus. Papaveraceæ.





Latex verrucide contenu dans les tiges.







RÉSERVÉ EXCLUSIVEMENT A L'USAGE EXTERNE !



Le suc frais (Latex) de la Chélidoine est employé traditionnellement depuis fort longtemps en application locale pour aider à la disparition des verrues tant chez l'homme que chez l'animal.

Il va sans dire que cette plante n'étant pas efficace pour ôter toutes les sortes de verrues, l'intervention d'un vétérinaire doit être considérée dans ce genre d'affection en cas d'échec.

MODE D'APPLICATION :

Pincer une tige de Chélidoine, attendre que le latex en sorte et l'appliquer journellement sur la verrue durant une semaine.

COMPOSANTS :

Chélidonine, Sanguinarine, Protopine, Chélérythrine, Tetra-Hydro-Ptisine, Berbérine, Coptisine, Stylopine.



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Posté - 11/11/2015 :  16:06:58  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Wilde Stiefmütterchen







PENSÉE SAUVAGE. Viola Tricolor. Violaceæ Caryophylleæ.







La Pensée Sauvage est essentiellement destinée à l'usage externe.



Cette élégante plante de la famille des Violettes est assez répandue et son usage thérapeutique peut rendre de grands services dans les cas de lésions de grattage par son action à la fois antiprurigineuse et cicatrisante.

Ces vertus spécifiques pourraient la faire figurer en bonne place dans l'arsenal phythothérapique visant à limiter les effets néfastes dus aux grattages intempestifs liés aux dermites saisonnières.

PARTIES UTILISÉES :

Fleurs séchées préparées en macérat aqueux appliqué en lotions locales.

PRÉPARATION :

La concentration en fleurs séchées pour un macérat aqueux est de l'ordre de 15 grammes de fleurs pour 100 ml d'eau.

Pour ce faire, mettre les fleurs séchées dans un bocal parfaitement propre et sec et ajouter de l'eau froide en quantité nécessaire.

Laisser macérer durant trois jour à l'abri de la lumière en agitant le récipient tous les jours.

Verser dans un flacon en décantant soigneusement et conserver de préférence au réfrigérateur pour une conservation optimale.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Calmant antiprurigineux, antiinflammatoire et cicatrisant en usage externe.

INDICATIONS USUELLES :

Dermites saisonnières prurigineuses, dermites inflammatoires.

MODE D'APPLICATION :

Appliquer 2 fois par jour sur les lésions cutanées.

MODE D'ACTION :

La présence importante de mucilage uronique confère à la Pensée Sauvage une action antiprurigineuse notoire.

Son activité antiinflammatoire est due à l’action conjuguée des flavonoïdes et du salicylate de méthyle.

Les polyphénols opèrent une action antihistaminique, antiseptique et protectrice des téguments cutanés.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Mucilage uronique, Flavonoïdes, Quercetol, Saponosides Triterpéniques, Saponines, Gypsogénine, Violaquercétine, Salicylate de Méthyle, Rétinol, acide Ascorbique, Coumarine, Tanins, Caroténoïdes, Composés phénoliques, Polyphénols, Anthocyanes.



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Posté - 15/11/2015 :  11:59:54  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant






PSYLLIUM. Plantago Psyllium. Plantaginaceæ.




Stan Shebs.us (CC)





Le Psyllium Noir (Plantago Psyllium et Plantago Indica) est natif du Bassin Méditerranéen et du Moyen-Orient, tandis que Le Psyllium Blond (Plantago Ovata) est originaire de l'Inde et de l'Iran.

Cette plante est connue depuis l'Antiquité (plus de 1000 ans avant l'Ère Chrétienne) et était déjà connue des Égyptiens pour traiter les problèmes intestinaux dus à l'aridité des lieux et aux méfaits du sable.

Quelles que soient les variétés, leurs graines ont des propriétés identiques.

Le Psyllium Noir convient parfaitement pour le cheval et on peut le trouver aisément en Pharmacie ou Herboristerie "en vrac".

PARTIE UTILISÉE :

Graine crue et entière.

MODE D'ACTION :

Son action est Émolliente : grâce à l'action des Mucilages générant un gel naturel, le contenu intestinal est facilement libéré et s'exonère aisément de son contenu.

Le Plantanéraloside, par son action anti-inflammatoire naturelle limite les micro-lésions intestinales provoquées par le caractère érosif du sable.

La Noscapine est un antispasmodique léger évitant les contractions douloureuses du gros colon.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Laxatif mécanique et protection des muqueuses digestives, antispasmodique : Noscapine, Anti-Inflammatoire digestif : Plantarénaloside, Aucuboside.

INDICATION MAJEURE :

Constipation due à un abreuvement défectueux, à l'état nerveux du cheval, à l'ingestion prolongée de sable.

Si le phénomène persiste, il est judicieux de consulter un vétérinaire.

DOSE USUELLE :

50 grammes matin et soir (soit 100 grammes par jour) dans la ration par cures de 10 jours par mois.

Afin d'utiliser ces graines à bon escient, il est nécessaire de pratiquer régulièrement une décantation de crottins si les chevaux sont soupçonnés avoir ingéré du sable en trop grande quantité.

Pour ce faire, il suffit de mettre les crottins dans un seau et de les recouvrir par une quantité double d'eau.

Après avoir "brassé" le tout, on laisse décanter afin d'évaluer la présence de sable dans ceux-ci.

PRINCIPES ACTIFS :

Mucilages Uroniques, Polysaccharides, Acides gras insaturés, Choline, Phytostérols.

Alcaloïde cyclopentapyridinique à l'état de traces : Noscapine.

Hétéroside Iridoïde : Plantarénaloside, Aucuboside.





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Posté - 15/12/2015 :  16:29:29  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
Fohlenfuß







TUSSILAGE. Tussilago Farfara. Asteraceæ.




Köhler’s Medizinal-Pflanzen. 1887


Commons Wikimedia.com


The Michigan Nature


Mama Bear Restorations. Inc


Flora-west-europa.eu


Argazki : Xirikando-k




Le Tussilage est une plante originaire d'Asie, elle s'est ensuite propagée à l'Europe, tant dans les régions méridionales que septentrionales ainsi que dans le nord du continent américain.

Depuis deux mille ans, cette plante est utilisée pour les mêmes indications respiratoires, et ceci dans des pays de différentes cultures.

Au premier siècle de notre ère, dans son œuvre écrite "de Materia Medica", le médecin grec Dioscoride consacre une étude à cette plante qu'il nomme "Bêchion" (#946;#951;#967;#953;#959;) : qui calme la toux.

Ce terme a donné son nom à la classification effectuée par le médecin grec Galien sous la dénomination d'«Espèces Béchiques» pour les plantes à usage respiratoire.

Ce terme n'est plus guère utilisé, il a été remplacé par le terme "Espèces Pectorales".

A la même époque, dans son ouvrage "De Naturalis Historiæ", le naturaliste latin Pline l'Ancien reprend la prescription de Dioscoride pour cette plante qu'il nomme "Tussilago", de l'étymologie latine : tussis (toux) et agere (agir [sur]).

Les Égyptiens nommaient le Tussilage "Saartha", les Chinois "Kuan Dong Hua" et son utilisation était également essentiellement réservée aux affections tussiformes.

Les Amérindiens inhalaient la fumée du Tussilage dans les cas de toux ou de difficultés à respirer.

Le Tussilage entre dans la préparation dite "Tisane Pectorale" ou "Tisane des sept fleurs", il y est mélangé avec le Bouillon Blanc, le Coquelicot, la Guimauve, la Mauve, le "Pied-de-Chat", et la Violette.

Au Moyen-Age, la racine était utilisée contre de nombreuses maladies, ce qui a donné à la plante ses nombreuses appellations populaires : "Racine de Peste", "Herbe aux Scrofules", etc...

Cette plante était également dénommée "Filius ante Patrem" (le "Fils avant le Père") du fait que ses feuilles ne commencent à sortir de terre que lorsque les fleurs flétrissent.

PARTIE UTILISÉE :

Fleurs séchées et pulvérisées; les feuilles peuvent être utilisées mélangées aux fleurs à raison d'un cinquième du poids total.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Le Tussilage est antitussif, expectorant, adoucissant, émollient, anti-inflammatoire.

Le Faradiol et le Tussilagone inhibant le facteur d'activation plaquettaire (médiateur des phénomènes inflammatoires), accroissent la ventilation en levant l'inflammation; ils opèrent également une action antispasmodique sur les toux quinteuses.

Les nombreux flavonoïdes renforcent la résistance des micro-capillaires alvéolaires et retardent l'oxydation prématurée des tissus broncho-pulmonaires.

Les mucilages opèrent une action protectrice et adoucissante facilitant le fonctionnement des cils vibratiles dont le rôle est de provoquer l'exonération des mucosités bronchiques.

INDICATIONS USUELLES :

Apaise les toux sèches et quinteuses dues aux poussières diverses dans les cas de trachéites débutantes.

Aide à l'exonération du mucus glaireux dans les toux grasses et productives de caractère passager et non fébrile.

Il est à considérer qu'une affection respiratoire persistante doit toujours faire l'objet d'un examen vétérinaire afin d'éviter une chronicité dommageable à la santé du cheval.

DOSE USUELLE :

Dose journalière de 20 grammes de fleurs et feuilles séchées.

Bien que le Tussilage n'ait jamais provoqué de troubles hépatiques répertoriés, il contient en infime quantité un alcaloïde pyrrolizidinique, la Senkirkine; il est donc conseillé de ne pas l'administrer au delà de trois semaines de traitement.

En tout état de cause, si aucun effet positif n'est observé après un traitement de sept jours, il est conseillé de requérir les services d'un vétérinaire qui déterminera un traitement en rapport avec le diagnostic.

La teinture-mère de Tussilage ne doit pas être utilisée chez le cheval.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Flavonoïdes :

Kaempférol, Rutine, quercetine, isoquercétine, hypéroside.

Mucilage comportant de nombreux polysaccharides : Arabinose, fructose, galactose, glucose, xylose.

Ester sesquiterpénique : Tussilagone.

Caroténoïdes, triterpènes, inuline.

Alcaloïdes pyrrolizidiniques : Senkirkine, Tussilagine et Isotussilagine.




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satchine
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Posté - 16/12/2015 :  10:30:16  Profil Envoyer satchine un message privé  Répondre en citant
Interressant comme toujours
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Posté - 18/12/2015 :  16:42:58  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant
quote:
posté par satchine

Interressant comme toujours



Un grand merci à toi, Satchine !

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Posté - 07/01/2016 :  10:40:48  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant






ANANAS Tige. Ananas Comosus. Bromeliaceæ.




In Album Rafcorni. Gravures de fleurs liliacées.
Seule la tige inférieure est utilisée



Philipine Wild Garden
La poudre de la tige est insipide et présente
un arôme d'agrumes légèrement vanillé



Ce fruit succulent et parfumé était sans doute consommé depuis bien des siècles par les Indiens Arawak d'Amérique Centrale et des Caraïbes lorsque Christophe Colomb le découvrit, à la fin du XVème siècle en Guadeloupe, lors de son deuxième voyage vers le "Nouveau Monde".

Son origine botanique se trouverait néanmoins dans le nord du Brésil et plus précisément dans le golfe de Paria sur la côte de l'actuel Venezuela.

Dans son «Histoire générale des Antilles», publiée en 1667 par Dom Jean-Baptiste du Tertre (1610-1687), le religieux dominicain en vante les qualités en parlant de lui comme du "roi des fruits" car il a été créé avec une couronne sur la tête.

Le botaniste français Dom Jean-Baptiste Labat (1663-1738) le décrit dans son «Voyages aux iles françaises de l'Amérique» comme "l'un des plus beaux fruits du monde, son gout et son odeur répondent à sa beauté".

En France, en 1702, le roi Louis XIV est le premier à déguster des Ananas mûris en serre dans les jardins du château de Versailles.

Les Hollandais furent ensuite les premiers à cultiver intensivement l'Ananas sous serre dans les environs de la ville de Leyde en 1737 sous l'initiative de Monsieur Le Court qui s'inspira des importants travaux du botaniste Écossais Philip Miller consignés dans son ouvrage magistral "The Gardeners Dictionary" publié en 1730.

Ces premières "cultures intensives" permettèrent d'exporter ce fruit dans les cours royales de toute l'Europe du nord.

Aujourd’hui, on le cultive sous quasiment tous les tropiques et dans les régions subtropicales : Brésil, Mexique, Inde, Nigeria, Côte d’Ivoire, Hawaï; la Thaïlande et les Philippines demeurant les premiers producteurs mondiaux de ce fruit.

PARTIE UTILISÉE :

Tige attenante au fruit, séchée et pulvérisée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Anti-inflammatoire, anti-œdèmateux, désinfiltrant, mucolytique, immunostimulant, régule l'action des radicaux libres.

MODE D'ACTION :

L'Ananas recèle de nombreux composants dont un enzyme, la Bromélaïne.

Hormis la synergie efficiente et remarquable de tous les composants, cet enzyme, particulièrement concentré dans la tige, pourrait résumer à lui seul les propriétés thérapeutiques essentielles de ce fruit.

Il est activé par les réducteurs comme, par exemple, la Vitamine C, naturellement synthétisée par le cheval.

La Bromélaïne, de par son activité protéolytique sur les protéines inflammatoires (albumine, pré-albumine, transferrine, etc...), opère une activité anti-inflammatoire, par inhibition directe de la synthèse de prostaglandine E2, entre-autre responsable des phénomènes de l'inflammation.

Par voie de conséquence, elle opère ainsi une action importante dans la cicatrisation, l'atténuation des réactions allergiques, l'amélioration de la réponse immunitaire et l'amélioration des fonctions digestives; il en résulte une diminution de l'inflammation, des œdèmes et de l'agrégation plaquettaire responsable de thromboses micro-vasculaires.

La Bromélaïne augmente la perméabilité tissulaire par une dissolution des fibres constituant l’œdème, et permet la résorption de celui-ci en l'acheminant dans la circulation sanguine d'où il sera évacué après le filtrage néphrétique.

Par augmentation de la perméabilité tissulaire, elle aide donc à résorber les œdèmes provoqués par les traumatismes.

L'action de la Bromélaïne sur le tractus digestif est importante, elle modère l'accumulation des gaz intestinaux et facilite le transit.

Le Manganèse est le deuxième composé le plus intéressant de l'Ananas, concentré en quantité importante dans la tige, il est un oligo-élément essentiel non synthétisé par l'organisme et son absorption se déroule au niveau de l'intestin.

Il est utilisé par l'organisme pour fabriquer le collagène, une protéine sous forme fibrillaire qui contribue à constituer les tissus conjonctifs des os, de la peau, du cartilage et à en maintenir l'intégrité

Il participe à l'activité enzymatique de la Bromélaïne en potentialisant son action.

Il limite également l'action des radicaux libres, et prévient le vieillissement cellulaire.

Le Manganèse participe au bon fonctionnement du métabolisme de graisses ainsi qu'à la régulation du glucose dans le sang.

INDICATIONS USUELLES :

Œdèmes post-traumatiques, toux productives de mucus, troubles digestifs, douleurs arthritiques.

DOSE USUELLE :

15 grammes (3 cuillers à café) de poudre matin et soir dans la ration.

Il est nécessaire de conserver la poudre de tiges d'Ananas dans des récipients, non métalliques mais en verre, à l'abri de l'air et des UV.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Bromélaïne, Manganèse, Acide Citrique, Acide Glycolique, Acide Gallique, Acide Malique, Manganèse, Vitamine C, Vitamine B1, Vitamine B6.
Carotène : provitamine A, Caroténoïdes.
Composés Phénoliques : Polyphénols, Flavonoïdes.
Sucres solubles : Mono et Disaccharides.
Mucilages, fibres.



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satchine
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Posté - 08/01/2016 :  09:13:13  Profil Envoyer satchine un message privé  Répondre en citant
Ha ben maintenant je verrais les ananas d'un autre oeil

ALM vu que tu postes sur un forum de chevaux, si tu nous parlais un peu de ton vécu avec ces animaux?
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orev
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Posté - 08/01/2016 :  10:25:44  Profil Envoyer orev un message privé  Répondre en citant
Autre propriété : si tu veux attendrir de la viande, tu peux la mettre au contact de l'ananas (partie fruit).
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Kalypso du Val de riot
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Posté - 18/01/2016 :  21:54:09  Profil Envoyer Kalypso du Val de riot un message privé  Répondre en citant
C'est logique la bromélaîne, casse les protéines; c'est protéase ... et comme la via,de c'est du muscle don,c des protéines ... CQFD

Merci Alm pour la brolémaîne dans l'ananas dommage que ce soit concentré dans la tige, c'est pas ce qui est le plus facile à trouver sur un étal de marché ....
Mais bon je prends l'info çà m'inspire
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ALM
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Posté - 12/02/2016 :  16:08:21  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant







MAÏS STIGMATES. Stigmata Maydis. Zea Mays. Poaceæ.






Les stigmates de Maïs sont l'organe femelle de la plante.



PARTIE UTILISÉE :

Stigmates filiformes situés à l'extrémité de l'épi à recueillir au tout début de leur maturité.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Le stigmate de Maïs est un diurétique osmotique agissant par augmentation de la filtration glomérulaire après diminution de la réabsorption tubulaire du sodium et de l'eau (voir schéma dans le spoiler).

Antiœdèmateux : Il régule la répartition de l’eau dans l’organisme en fonction des échanges d’ions sodium et potassium qu'il favorise par son apport minéral.

Augmente le volume urinaire.

Favorise le bon fonctionnement rénal.

Anti-inflammatoire et antioxydant par les flavonoïdes qu'il contient.


************************


PRINCIPE SCHÉMATIQUE DE LA FILTRATION RÉNALE



Pharmacomedicale.org©

Filtration glomérulaire, Réabsorption, Sécrétion plasmatique


Le sang arrive par l'artériole afférente et repart par l'artériole efférente après avoir été filtré dans le corpuscule de Malpighi (glomerulum Malpighii) (1), épuré dans l'anse de Henlé (Tubulus attenuatus et Tubulus rectus distalis) (de 2 à 3).

L'urine est ensuite évacuée par le tubule contourné distal (Tubulus contortus distalis) (4) jusque dans le tubule rénal (Tubulus renalis colligens).



************************


INDICATIONS USUELLES :

Inflammation de l'arbre urinaire :

Raréfaction du volume des urines (oligurie), mictions douloureuses, urines sableuses (urines turbides).

Douleurs articulaires inflammatoires.

Œdèmes de la partie inférieure des membres.

Des troubles persistants doivent faire l'objet d'un examen vétérinaire et traités en fonction de l'acuité et la chronicité de la pathologie.

DOSE USUELLE :

20 à 30 grammes matin et soir de poudre de stigmates dans la ration.

USAGE EXTERNE :

Appliqué en cataplasmes, le stigmate de Maïs réduit et apaise les contusions.

Par l'action de la vitamine K1 qu'il contient, il possède une action hémostatique dans les écoulements mineurs de sang post-traumatiques.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Potassium, Calcium, Magnésium, Silicates.

Polyphénols : antioxydants cellulaires.

Phytostérols : aident à abaisser le taux de cholestérol dans le sang.

Allantoïne aux propriétés hydratantes et adoucissantes.

Mucilage, Tanins.

Flavonoïdes anti inflammatoire et anti-stress oxydatif : Méthoxymaysine, Methoxyluteoline, Isoorientine.

Acide Glycolique, Glycérique, Malique, Citrique, Lactique, Acide salicylique (analgésique, anti-inflammatoire).

Vitamine K1 (hémostatique).




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Nativeequinewellness
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Posté - 03/03/2016 :  19:18:26  Profil  Visiter le site de Nativeequinewellness Envoyer Nativeequinewellness un message privé  Répondre en citant
L'aloe vera (plante) a aussi fait ses preuves en tant que complément alimentaire pour le bien être et la forme des chevaux
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Posté - 04/03/2016 :  10:09:06  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant







SAULE BLANC. Salix Alba. Salicaceæ.




Bruce Marlin (CC)








Le Saule Blanc est un bel arbre affectionnant les endroits humides, il est connu depuis fort longtemps pour ses propriétés apaisantes des douleurs articulaires et des états fébriles tant chez l'Homme que chez l'animal.

Les Sumériens, 5000 ans avant l’ère chrétienne, consignaient déjà les décoctions de feuilles de Saule sur des tablettes d'argile retrouvées au sud de l'Irak actuel.

Son action est due à la teneur notoire en acide salicylique et dérivés salicylés élaborés naturellement par cet arbre.

L’acide salicylique doit sa dénomination au nom latin du Saule : "Salix".

De cette molécule, on a élaboré synthétiquement l'acide acétylsalicylique qui a été commercialisé en 1899 par les laboratoires Bayer sous l’appellation "Aspirine".

Ceci souligne bien l'importance fondamentale de la chimie végétale dans les application pharmaceutiques industrielles actuelles.

PARTIES UTILISÉES:

Feuilles ou écorces séchées et pulvérisées.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Anti-inflammatoire naturel non stéroïdien, analgésique (apaise la douleur).

INDICATIONS USUELLES :

Douleurs rhumatismales (arthrose, arthrite), douleurs dorsales aiguës.

Le Saule ne guérit pas les affections rhumatismales, il apaise les effets douloureux des lésions ostéo-articulaires.

DOSES USUELLES :

De 20 à 30 grammes par jour, en deux fois, dans la ration.

PRINCIPES ACTIFS :

Salicylates.

Dérivés flavoniques et hétérosidiques du groupe salicoside (salicine, glucoside de l'alcool salicylique) :

Salicortine, fragiline, populine, saliréposide, trémulacine.

Composés phénoliques (glucosides de Phénols et d'acides phénols) :

Triandrine, vimaline et dérivés aromatiques, saligénine (= alcool salicylique) aldéhyde syringique, acide salicylique, P-Hydroxybenzoïque, caféique, férulique, coumarique.

Flavonoïdes :

Hétérosides du Quercétol, de la lutéoline, de l'eriodictyol, de la naringénine, ampélopsine (flavanolol) et isosalipurpuroside (chalcone).

Tanins :

Proanthocyanidols dimères et trimères.



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Kalypso du Val de riot
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Posté - 02/05/2016 :  11:58:59  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant







RADIS NOIR. Raphanus Sativus Niger. Brassicaceæ






Les tronçons doivent présenter 3 à 4 mm d'épaisseur


Racine tranchée et séchée


Racine pulvérisée


Les Radis, très rustiques, étaient probablement connus dès l'époque néolithique, leur origine géographique se situe probablement en Extrême-Orient où on en trouve trace dans des écrits chinois de la dynastie Chang remontant au XI ème siècle avant notre ère.

Néanmoins, selon des hiéroglyphes Égyptiens, le Radis étant consommé ainsi que l'Ail et l'Oignon par les esclaves bâtisseurs, il aurait été connu des Pharaons bien avant les empereurs Chinois...

Lors de leurs dévotions au Dieu Apollon, les Grecs, lui offraient des racines, dont le Radis (l'appellation tardive de "Radis" est issue du Latin "Radix" signifiant "racine"), enveloppées dans des feuilles d'or, d'argent et de plomb selon la valeur des dites racines.

Les Gaulois, cultivant de nombreuses variétés de Radis, le verront se répandre dans les Iles Britanniques au gré de la colonisation Romaine.

Au VIIIème siècle, dans son "Capitulaire de Villis" (Capitulare de Villis vel curtis imperialibus), Charlemagne ordonnera aux abbayes et monastères la culture de cette excellente racine à des fins médicinales et culinaires.

Plus prosaïquement, Hildegard von Bingen, au XIIème siècle, préconisait le Radis Noir pour "Purger les entrailles".

Depuis lors, cette précieuse racine n'a cessé d’être utilisée en médecine traditionnelle au cours des âges.

PARTIES UTILISÉES :

Racine séchée et pulvérisée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Draineur hépato-rénal.

Cholérétique (favorise la production de bile) et cholagogue (facilite l'évacuation de la bile).

Inducteur des enzymes spécifiques chargées de métaboliser les molécules toxiques de l'organisme.

Anti oxydant, anti-inflammatoire.

INDICATIONS USUELLES :

Cures de drainage saisonnier au printemps et à l'automne.

Aide à l'épuration hépatique et rénale après sédentarité saisonnière, médication, verminose, convalescence.

Dans des cas préoccupants de pathologies durables ou récurrentes, un examen médical et l'avis d'un praticien sont essentiels afin d'en déterminer la nature précise et de traiter en connaissance de cause.

MODE D'ACTION :

L'action contributive du Radis Noir au drainage hépatique et aux fonctions hépatoprotectrices est due en grande partie aux composants organosulfurés présents dans sa formule chimique.

Parmi ceux-ci, les sulforaphanes occupent une place prépondérante dans les indications de cette précieuse racine (Cliquer sur le spoiler).

L'efficience des sulforaphanes réside dans leur contribution à la sécrétion biliaire et à la stimulation des mouvements péristaltiques de l'intestin grêle.

Le radis noir contient par ailleurs de la raphanine, aux propriétés antiseptiques et antibactériennes.

Les sulforaphanes sont responsables de la saveur particulière de nombreux végétaux de la famille des Brassicacées : Chou Brocoli, Chou de Bruxelles, Chou-Fleur, feuilles de Moutarde, Radis, Raifort, etc...


Cliquer ici : - Principe simplifié de l’élaboration naturelle des sulforaphanes dans le radis noir -


LES FONCTION BILIAIRE CHEZ LES MAMMIFÈRES :

- Détoxication :

Certaines substances arrivant au foie étant toxiques pour l'organisme, son rôle est de transformer ces substances en produits non toxiques.

Les produits liposolubles sont reversés dans la bile, puis dans l'intestin, et éliminés dans les déjections.

Les produits hydrosolubles sont reversés dans le sang, qui les mène jusqu'aux reins où ils sont éliminés par les urines.

Ainsi, l'ammoniaque, qui est naturellement produite par le colon lors de la décomposition du contenu digestif, possède une forte toxicité neurologique.

Menée au foie par la veine porte, l'ammoniaque est dégradée par les cellules hépatiques en urée, puis éliminée dans les urines.

Le cæcum étant très développé chez le cheval pour lequel il joue le rôle d'une chambre fermentaire d'une capacité moyenne de trente litres, cette action présente un intérêt majeur dans la diminution des gaz dans le cadre colique.

Le foie joue également un rôle essentiel dans le cycle de décomposition de l'hémoglobine :

Les globules rouges ont une durée de vie d'environ 120 jours.

À l'issue de cette période, ils sont détruits dans la rate, où la dégradation de l'hémoglobine produit de la bilirubine libre.

La bilirubine libre est toxique et peut être nocive, elle parvient au foie par voie sanguine et y est transformée en bilirubine conjuguée, non toxique.

Celle-ci est ensuite déversée dans la bile, dont elle est un des composants majeurs : c'est elle qui est responsable de la couleur jaune-vert de la bile et, lors de son évacuation par l'intestin, donne la couleur jaune-marron aux déjections.

La couleur jaune de l'urine provient de la dégradation du pigment de l'hémoglobine, les globules rouges parvenus à la fin de leur cycle vital sont détruits et un des sous-produits de cette destruction, la bilirubine, est jaune et est éliminée notamment par l'urine.

En fonction de la concentration de ce pigment, liée à l'activité des reins, l'urine sera plus ou moins colorée.

- Production de la bile :

Les cellules du foie secrètent de la bile de façon continue.

La bile contient de la bilirubine, des acides biliaires, du cholestérol, de la lécithine et de nombreux autres composants.

Les acides biliaires et d'autres composants de la bile interviennent dans la digestion des graisses qui se déroule dans l'intestin grêle.

La bile a aussi pour fonction de transporter jusqu'à l'intestin les produits liposolubles à éliminer après leur passage dans le foie.

Chez le cheval, la quantité de bile évacuée par le foie est d'environ quatre litres par jour.

DOSE USUELLE :

Quinze grammes de poudre, deux fois par jour au maximum, en deux cures de sept jours espacées d'un intervalle de sept jours :

- Quinze grammes deux fois par jour, soit trente grammes, durant sept jours.
- Pause de sept jours.
- Quinze grammes deux fois par jour, soit trente grammes, durant sept jours.
- Arrêt de la cure.

Il n'est pas de contre-indications particulières hormis d'éventuels calculs biliaires; le cheval étant dépourvu de vésicule biliaire, le cholédoque et le sphincter d'Oddi sont assez capacitifs pour une évacuation biliaire aisée sans barrière obstructive.


MODE DE SÉCHAGE ET DE PRÉPARATION :


Laver la racine et débiter en tronçons de 3 à 4 mm d'épaisseur maximum sans éplucher, plus les tranches seront fines, mieux elles sécheront et il sera ainsi plus aisé de les pulvériser.

Enfiler les tronçons sur une ficelle (en les espaçant) et tendre dans un grenier bien aéré et à l'abri des UV directs.

Par temps sec, un délai de séchage de 7 à 10 jours est nécessaire pour obtenir une racine dépourvue de toute humidité et prête à être pulvérisée.

Pulvériser ensuite avec un moulin à ailettes (moulin à café électrique ancien modèle) et conserver dans un bocal hermétiquement clos à l'abri de la lumière.

Une cure nécessitant 360 grammes de poudre au total, on doit prévoir environ quatre kilos de Radis Noir frais au minimum.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

- Composés sulfurés :

Glucosinolates, mirosynase, isothiocyanates, sulphoraphane, raphanine.

- Acides aminés soufrés :

Homocystéine méthionine, bétaïne.

- Vitamines :

C, B1, B2, B3, B5, B6, A.

- Oligo-éléments et minéraux :

Potassium, magnésium, calcium, soufre, fer.

- Pigment noir de l’enveloppe :

Bétacyanine.


Pour plus de renseignements concernant ces fiches :




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Kalypso du Val de riot
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Posté - 28/05/2016 :  20:55:33  Profil Envoyer Kalypso du Val de riot un message privé  Répondre en citant
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Posté - 03/07/2016 :  12:07:09  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant







ANGÉLIQUE OFFICINALE. Angelica Archangelica. Umbelliferæ.






Cliché Christian Fischer.de




Cliché G.Baldwin.uk





ATTENTION : L’ÉTONNANTE RESSEMBLANCE AVEC LA BERCE DU CAUCASE ET AUTRES OMBELLIFÈRES PEUT AMENER A DES CONFUSIONS !



Cette magnifique plante, de par la majesté de sa silhouette, évoque la plénitude de ses fonctions bienfaitrices.

UNE PLANTE LÉGENDAIRE :

L'origine de son nom (Angelica Archangelica) viendrait du fait que la plante fleurit vers le 8 mai, jour de la Saint-Michel (fête de l'archange Michaël selon l'ancien calendrier julien).

Une légende médiévale raconte que l'archange Raphaël aurait révélé à un Ermite, en rêve, le nom des différentes plantes qui pouvaient agir contre la peste qui sévissait alors en Europe. Parmi ces plantes, on retrouve l'Angélique. C'est ainsi que le nom d'Archangélique lui fut attribué, nom qui fut utilisé par tous les botanistes et pharmacologues de la Renaissance.

Les médecins de la Renaissance appellent sa racine «Racine du Saint-Esprit» en raison de «grandes et divines propriétés» qu'elle possède contre de très graves maladies courantes à cette époque (Épidémies). Paracelse raconte qu'elle fut un médicament merveilleux » à Milan où sévissait une épidémie de peste en 1510.

PARTIES UTILISÉES :

Graine ou Racine séchée et pulvérisée.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Combat l’Asthénie (fatigue).
Stomachique et Digestif (stimule les sécrétions gastriques et pancréatiques), Cholagogue, Diurétique, Expectorant.
Carminatif (modère la formation de gaz intestinaux).
Draine les fonctions Hépatiques et Rénales.
Spasmolytique intestinal: antispasmodique par action au niveau du Système Nerveux Central.

INDICATIONS USUELLES :

Convalescence (suite de maladie, verminose, etc), Fatigue après des efforts intenses.
Flatulences, Ulcère Gastrique, draineur métabolique dans les cas d'Obésité.

DOSES USUELLES :

20 grammes de poudre matin et soir dans la ration.

PRINCIPES ACTIFS :

Sesquiterpènes, Lactones Macrocycliques, Coumarines.

Hydrocarbures Monoterpéniques :

Alpha et Béta Phellandrène, Alpha et Béta-Pinène, Sabinène.

Sesquiterpènes :

Béta-bisabolène, Bisabolol, Béta Caryophyllène.

Lactones Macrocycliques et plus de 20 Furanocoumarines :

Bergaptène, Iso-Impératorine, Angélicine, Archangélicine.

Coumarines :

Osthénol, Osthol, Ombelliférone.

Flavanone :

Archangélénone.

Autres :

Sitostérol, Acides phénoliques, Acide Caféique, Acide Chlorogénique.


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Posté - 25/09/2016 :  09:26:14  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant






AIGREMOINE. Agrimonia Eupatoria. Rosaceæ.









Le nom latin "Agrimonia" désignant l'Aigremoine trouve son origine dans le fait qu'elle était cultivée à l'origine par les moines : "agricola" signifiant "qui cultive la terre" et "monachus" signifiant "moine".

Cette plante, traditionnellement utilisée depuis des millénaires, figurait dans la pharmacopée de l'ancienne Égypte dont le "Papyrus Ebers" en garde la trace écrite depuis le XVIeme siècle avant notre ère; l'usage précis qui en était fait n'étant pas précisé, il est probable que l'Aigremoine était employée dans les soins de troubles intestinaux.

Les effets salutaires de cette plante ont été décrits dans la Grèce Antique par le roi Mithridate VI Eupator, d'où le qualificatif "Eupatoria".

Dans le domaine de la botanique, ce roi Grec est également connu pour avoir étudié empiriquement la toxicologie végétale afin de se prémunir d'éventuels empoisonnements par ses ennemis, les Scythes.

Au Moyen-Age, Walfried Strabo, Père abbé de l'abbaye bénédictine de l'ile lacustre de Reichenau (Lac de Constance. Bade-Wurtemberg), édicte un plan de culture des jardins monastiques comprenant vingt-quatre plantes médicinales dans lequel il inclut l'Aigremoine.

Ce plan, décrit dans son "Codex Hortulus" de botanique "Liber de cultura hortorum", achevé vers 840 et dédié à Grimald, abbé du monastère de Saint-Gall (Suisse), demeure aujourd'hui encore un modèle d'organisation et de précision monastique.

Hildegard von Bingen (1098-1179), abbesse bénédictine et médecin dédie à l'Aigremoine de nombreuses facultés curatives dans son Codex "Hildegardis Bingensis Riesencodex".

L'Aigremoine est encore utilisée traditionnellement pour stopper les diarrhées, soigner les maux de gorge et traiter les plaies et contusions.

PARTIE UTILISÉE :

• Usage interne :

Sommités fleuries séchées et pulvérisées.

• Usage externe :

Sommités fleuries et feuilles fraiches en infusion froide.

Pour réaliser une infusion :

Verser de l'eau bouillante sur la plante fraiche fragmentée et laisser infuser cinq minutes au maximum, laisser refroidir et filtrer avant de transvaser dans un flacon opaque et bien bouché; garder au réfrigérateur et utiliser dans un délai maximum d'une semaine.

Le dosage est : une grosse poignée de fleurs et feuilles fraiches pour 250 ml d'eau.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

Antidiarrhéique, diurétique, antiinflammatoire, antiprurigineux, cicatrisant, vulnéraire.

INDICATIONS MAJEURES :

• Usage interne :

Diarrhées abondantes (profuses) et malodorantes (fétides).

• Usage externe :

Plaies atones présentant un retard de cicatrisation.

Lésions de grattage (prurit).

MODE D'ACTION DES COMPOSANTS :

Antiinflammatoires : Lutéoline, apigénine, acide ursolique.

Antibactérien, antiinfectieux : Apigénine, acide ursolique.

Antioxidants : Kaempférol, hyperosides, catéchines.

Diurétique : Silicium.

Astringents : Ellagitanins et gallotanins.

A l'instar des autres plantes médicinales, les composants agissent en synergie pour une efficacité accrue dans son indication thérapeutique.

DOSE USUELLE :

Diarrhées : 30 grammes de fleurs séchées et pulvérisées par jour, en une fois, durant deux jours à administrer jusqu'à cessation.

Si les signes persistent au delà de deux jours, l'intervention d'un praticien est indispensable afin de déterminer l'origine des désordres intestinaux et les soigner en conséquence.

COMPOSANTS ESSENTIELS :

Flavonoïdes : eupatorine, lutéoline, apigénine et kaempférol sous forme d'hétérosides, catéchines, lutéoline, hyperosides.

Tanins condensés : ellagitanins gallotanins.

Triterpène : acide ursolique.

Vitamines : phytoménadione (vitamine K1), proanthocyanidine (vitamine P).

Phytostérols végétaux.

Silicium.



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Posté - 20/06/2017 :  19:28:19  Profil  Visiter le site de ALM Envoyer ALM un message privé  Répondre en citant






MAUVE SYLVESTRE. Malva Sylvestris. Malvaceæ.











Aspect singulier des fruits immatures



Depuis la haute antiquité, les Chinois, les Égyptiens, les Grecs, et les Romains utilisaient la Mauve dans leur alimentation ainsi que dans la médecine traditionnelle.

Hippocrate, en 370 avant notre ère, dans son œuvre magistrale "Corpus Hippocraticum" ainsi que Dioscoride, en l'an 40, dans son œuvre "De Materia Medicæ" et Pline l'Ancien dans "Historia Naturalis" soulignaient déjà les vertus connues, encore aujourd'hui, de cette plante.

Au Moyen-Age, Charlemagne ordonna dans l'acte impérial "Capitulare de Villis vel curtis Imperialibus", que la Mauve soit cultivée à des fins médicinales parmi 75 plantes indispensables à la composition des "Herbulari" des monastères.

Au onzième siècle, le médecin de Charlemagne Eudes de Meung, dans son œuvre "De Viribus Herbarum", ainsi que Hildegarde von Bingen dans son manuscrit abbatial, "Physica et Causæ et Curæ", préconisaient l'utilisation de la Mauve en de nombreux domaines, notamment dans les affections cutanées, digestives et respiratoires.

Cette plante est toujours utilisée, tant dans l’usage humain que vétérinaire.

PARTIES UTILISÉES :

Seules les fleurs et feuilles séchées et pulvérisées sont utilisées en phytothérapie.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES :

La Mauve recèle des vertus adoucissantes(action émolliente)tant en usage interne qu'en usage externe du fait de sa teneur en mucilages divers.

Au surplus, les mucilages sont notoirement antiinflammatoires dans les deux usages, internes et externes.

A ceci vient s'ajouter une action cicatrisante opérée par les flavonoïdes (dont la malvone A) et divers constituants agissant en synergie.

Son action antioxydante est due à l'action conjuguée des polyphénols anthocyanes, de la vitamine C, des nombreux dérivés de la vitamine E (tocophérols) ainsi que des caroténoïdes (provitamine A).

De par ces multiples fonctions et la diversité de ses composants, la Mauve est également très efficace dans les cas de prurit cutané sous forme de macérat aqueux appliqué sur les régions concernées.

De récentes études ont montré l'action antibactérienne et antifongiques d'extraits des parties aériennes et racinaires de la Mauve élaborés en laboratoire.

INDICATIONS USUELLES :

USAGE INTERNE :

Toux sèches et quinteuses et affections bénignes des voies respiratoires.

Troubles digestifs : constipation passagère due à un abreuvement insuffisant, diarrhées après vermifugation ou dues au stress, gène gastrique : flehmen, grincement de dents, bâillements intempestifs.

Troubles urinaires : difficultés à uriner, douleurs passagères à la miction.

Dans toute pathologie ou signe présentant un caractère récurrent ou durable, il est recommandé d'en aviser un praticien qui agira en conséquence.

USAGE EXTERNE :

Affections et inflammations de la peau : irritations, démangeaisons, dermites, piqûres d'insectes.

DOSE USUELLE :

- USAGE INTERNE :

La dose usuelle est de 20 à 30 grammes par jour de poudre de fleurs séchées et pulvérisées dans la ration jusqu'à cessation des symptômes.

- USAGE EXTERNE :

Un macérat aqueux peut être appliqué sur les régions concernées plusieurs fois par jour jusqu'à cessation des signes.

MACÉRAT AQUEUX DE MAUVE SYLVESTRE :

Dans un bocal préalablement ébouillanté et refroidi, remplir aux trois-quarts de fleurs entières et de feuilles préalablement ciselées puis verser de l'eau, de préférence distillée, jusqu'au bord.

Fermer le bocal et laisser macérer durant une semaine, à l'abri de la lumière et dans un endroit frais, le macérat présentera une couleur mauve plus ou moins soutenue.

Filtrer et verser dans un flacon qui sera hermétiquement clos et entreposé dans le réfrigérateur pour une conservation optimale.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Mucilages : Acide galacturonique, glucuronique, rhamnose, galactose, arabinose, mannose.

Flavonoïdes - Anthocyanes :

Anthoctanine, anthocyanidine, malvoside, malvidine, delphinidine, malvone A.

Hypolætine glucuronide, isoscutellaréine glucuronide, gossypetol glucuronide.

Oligo-éléments : Potassium, Calcium, Magnésium, Cuivre, Fer, Zinc.

Vitamines : Vitamine C (acide ascorbique), vitamine E (tocophérols), provitamine A (bêta-carotène), B12 (cobalamine), B1 (thiamine), B2 (riboflavine), PP (nicotinamide).



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